Vive le web sémantique !

Il y a déjà quelque temps, je vous avais entretenu de cette fabuleuse promesse d’un web sémantique. Il arrive ! Enfin, la version de M. Google arrive. Bref rappel : il s’agit d’obtenir des renseignements supplémentaires sur la page que l’on est en train de lire, et sans la quitter, bien entendu. Prenons un exemple. Comment transférer sur mon téléphone la musique contenu dans un cd ? Il faut commencer par construire sa requête. Éliminons tous les mots d’une syllabe : Google ne sait pas les lire. Conservons donc « Ajouter. Musique. Android ». Une IA de base sait lire ce genre de requête ! Le résultat est excellent, voyez vous même la capture d’écran.

Musique Android

Copie d’écran de la requête Musique et Android. (©PCA et Google pour ce qui lui appartient).

Vous notez, sous la barre de requête de Google, une première réponse, dans un encadré : c’est ce que Google pense être le plus pertinent. La réponse provient du site apowersoft.fr. Au cas où cette réponse ne vous convient pas, Google propose « Autres questions posées ». Chacune peut être dépliée et propose sa réponse. Les deux premières réponses proviennent du site Airmore.com et du Support.Google. Vous remarquerez que la quatrième réponse concerne la sonnerie. Donc hors-jeu ! Malheureusement, cela renvoi à deux possibilités. La première, c’est qu’un algorithme d’IA ne fait pas la différence entre une musique et la sonnerie d’un téléphone. Où alors, que l’humain ne fait pas toujours la différence entre la musique et la sonnerie du téléphone. Vous en doutez ? Je vous laisse résoudre ce délicat problème.

Donc, une grande prouesse de Google et de l’intelligence artificielle. Mais elle va impliquer une grande prudence de notre part. Point de paranoïa ici. Simplement, il faut prendre l’habitude de bien vérifier sa source avant de faire confiance. Sinon, on peut vouloir continuer à être « simplement » 2.0 : en descendant dans ma page, je trouve les réponses traditionnelles du moteur de recherche. Pour la petite histoire, le site qui « vient » en premier est un forum de CNET France que l’on peut considérer comme proche d’un site d’autorité (méfions nous un peu des forums), Apoweroft venant en second.

Le monde de l’Internet est de plus en plus beau, mais nous ne sommes vraiment pas bien armé pour y batifoler ! L’éducation aux médias est de jour en jour une nécessité plus impérieuse.

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À propos Crémieu-Alcan
Professeur en collège, Docteur en Histoire. Travaille sur les usages pédagogiques du web 2.0. Anime la classe Médias du collège Dupaty (une classe PEM) Site Perso : miscellanees33.wordpress.com

3 Responses to Vive le web sémantique !

  1. Philippe Kaminski says:

    Bonjour Monsieur Cémieu-Alcan,
    J’ai bien aimé votre dernière chronique sur Webpedagogique : « Faut-il encore enseigner ? ».
    Je ne suis pas enseignant, mais ingénieur en informatique, très intéressé par la pédagogie et l’éducation. Comme je travaille dans l’enseignement supérieur, j’essaie aussi de suivre l’évolution de l’école (au sens large) dans laquelle les parents ont été tenus longtemps à l’écart. Enfin, je lis attentivement (quand j’en ai le temps) les chroniques et les réactions des enseignants en étant sensibles à leurs préoccupations et à leurs difficultés.
    Je reviens à votre chronique et d’abord à cette phrase :
     » il y a encore beaucoup de personnes qui pensent qu’on n’apprend pas à enseigner ! ». Les parents-enseignants, c’est-à-dire les parents qui doivent compléter les cours suivis à l’école par leurs enfants, se demandent parfois si les enseignants ont appris à enseigner. Vous le dites un peu vous-même : « Le début, c’est former les personnes. Former les enseignants » et encore « N’étant ni Irma, ni pédagogue ».
    « Notre cours traditionnel n’est plus adapté à l’ère du temps, aux nouvelles pratiques des familles et des élèves « . Vous ne l’affirmez pas – quoique vous dites : « Internet permet de changer ses pratiques d’enseignant » – mais quant à moi, je le pense, du moins en majeure partie. Qu’est-ce qu’un cours traditionnel aujourd’hui ? Qu’est-ce que et comment l’enseignant veut transmettre aujourd’hui sans considération des « figures imposées », pour emprunter l’expression à une discipline sportive des jeux olympiques d’hiver ?
    Autre sujet préoccupant. Je suis entièrement d’accord avec vous ; laisser ses enfants seuls face au tsunami numérique relève de l’insouciance et de l’irresponsabilité. Les effets négatifs se font déjà sentir auprès des jeunes, en général. Le COSE, collectif contre la surexposition aux images a tiré la sonnette d’alarme.
    Vous dites ici sur ce blog : « L’éducation aux médias est de jour en jour une nécessité plus impérieuse ». Je vous rejoins entièrement. L’éducation aux médias, comme supports et comme contenu, voilà une nécessité urgente, si je peux surenchérir, à mon sens, pour les enseignants, les élèves et les parents. (voir par exemple :http://www.tv5monde.com/cms/chaine-francophone/enseigner-apprendre-francais/FLE/Semaine-de-la-presse-et-des-medias-Page-Education-aux-medias-2012-2013-/p-19563-Semaine-de-la-presse-et-des-medias.htm)
    Je reprends la réaction de Marie-Laure à la suite de votre chronique : « Nous ne sommes pas aidés par l’Éducation Nationale et encore moins par les parents ». Réaction classique des enseignants, et symétrique à celle de certains parents vis à vis des enseignants. Ces derniers ont-ils d’ailleurs jamais demander aux parents comment ils pouvaient les aider ? Ce n’est pas encore entré dans les mœurs.
    Encore un dernier mot sur : « Comment écrire sur le web ? ». J’ai peur, et j’espère avoir tort., que votre blog sur WordPress ne soit pas beaucoup lu car il ne se prête pas à la lecture. Le texte y est trop serré, pas assez aéré. WordPress ne propose-t-il pas des « templates » plus conforme aux blogs d’aujourd’hui ? Le vôtre est, hummm, plutôt « traditionnel ».
    J’espère vous écrire à nouveau car je m’intéresse aussi aux médias, vous l’avez deviné, j’en suis sûr et j’ai vu une de vos rubriques dont on parle beaucoup actuellement.
    Bien cordialement,
    Phlippe Kaminski

  2. Crémieu-Alcan says:

    Merci pour votre lecture attentive et vos pertinentes remarques. C’est avec plaisir que je vous lirez à nouveau (car j’espère bien votre retour, comme celui de tous mes lecteurs). Juste une chose : « c’est-à-dire les parents qui doivent compléter les cours suivis à l’école par leurs enfants » : vous « complétez » toujours le travail d’autrui ? L’ordonnance du médecin ? Et votre travail ? Il nécessite également d’être complété ? Puis-je compléter votre travail ? Je crois que le rôle des parents est d’accompagner le travail de l’école et donc des profs, pas de le compléter. Les enseignants enseignent, les parents éduquent. Chacun son rôle. Et dans ce cadre bien posé, les enfants peuvent bien faire leur métier d’élève.
    Au plaisir de vous lire.

    • Philippe Kaminski says:

      Hummm, je crois avoir chatouillé une zone de susceptibilité. Je crois que le rôle de l’enseignant est tout aussi important aujourd’hui sinon plus que par le passé. Cependant, le métier devrait se transformer, non dans ses objectifs mais dans sa conception, sa pratique..
      Si le verbe « compléter » vous a chagriné, j’en suis désolé.
      Avec bienveillance.

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