Le stop motion en cinq points

C’est décidé, vous vous lancez dans la production d’un film en stop Motion. C’est certain, vous allez gagner votre surnom de Walt. Seulement cette technique, qui semble assez simple à mettre en œuvre, demande néanmoins de bien réfléchir en amont son projet. Voici donc cinq conseils pour réussir votre projet :

– de la patience et du temps

Une animation fluide, c’est 24 images par seconde. Donc, il faut compter 1440 clichés pour une minute d’animation. On peut raccourcir ce chiffre, mais il ne faut jamais descendre en dessous de 12 images par seconde.

– du bon matériel

Dans les faits, il ne faut pas grand chose, seulement un appareil photo. Donc, aujourd’hui, iPhone et compagnie sont largement suffisants. Cependant, il vaut mieux utiliser de la lumière pour éclairer la scène. Idéalement, deux mandarines, mais des lampes de bureau peuvent faire l’affaire. Dans ce dernier cas, vérifiez la colorimètrie de l’ampoule. N’oubliez pas : avec au mieux 12 images par seconde, les ombres et l’éclairage disgracieux ne pardonnent pas sur le rendu définitif.

– un bon story-board

C’est certain, vous êtes créatif, mais avant de prendre 1500 photographies, ne vaut-il pas mieux avoir une vue générale du projet que l’on veut réaliser ? Pour cela, commencez par dessiner votre projet. Cela va vous permettre de définir le cadrage, les changements de plans. Et ce n’est jamais une perte de temps, bien au contraire. C’est aussi l’occasion de réfléchir au rythme que vous voulez donner à votre histoire.

– un bon logiciel

Dans l’absolu, vous pouvez utiliser Imovie pour réaliser votre chef-d’œuvre. Il faut “juste” faire glisser vos milliers de clichés et vous débrouiller qu’ils ne durent qu’un vingt-quatrième de seconde chacun.
Lorsque vous serez fatigué, vous choisirez un logiciel avec l’option “onion skin” vous permettant de bien calibrer votre image en voyant par transparence la précédente.

– de l’imagination

Le décor est un élément très important et il ne faut pas le sacrifier au profit des personnages animés. Dessins, photographies contre-collées, les solutions sont nombreuses pour mettre en valeur votre travail. Le décor va aussi permettre de concentrer la lumière, d’uniformiser les couleurs, surtout lorsqu’on se sert d’un téléphone, avec sa lentille plus simple. Le décor aide la cellule à décider de la profondeur de champs, lui évite de varier “sauvagement” de focale.

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À propos Crémieu-Alcan
Professeur en collège, Docteur en Histoire, spécialiste de la forêt (délinquance) et des mentalités (résistance à la justice), Travaille sur les usages pédagogiques du web 2.0. Anime la classe Médias du collège Dupaty (une classe PEM) Site Perso : miscellanees33.wordpress.com

2 Responses to Le stop motion en cinq points

  1. psmutek says:

    L’essentiel à mon avis est d’avoir une histoire à raconter. Merci pour les explications techniques.

    • Crémieu-Alcan says:

      Effectivement, c’est l’histoire qui est primordiale. La technique, c’est secondaire et cela ne fait pas le chf-d’oeuvre.

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