Ma vie numérique (partielle)

Le petit train sur la rivière Kwaï (©wikimédia)

L’autre soir, je revoyais avec un plaisir non feint le Pont sur la rivière Kwaï. Soudain, suffoquant avec Alec Guinness, dans sa prison de tôle, je me rappelai un Mel urgent  à envoyer. Me voilà donc, écrivant  ma missive tout en lorgnant l’innommable colonel Saïto. Mon correspondant, assurément, était aussi occupé que moi. Nous échangeâmes néanmoins une dizaine de courriel pour régler notre affaire. Rythme assez soutenu, toutes les cinq à dix minutes. Quelques vérifications sur la toile pour être certain de nos assertions et une heure après, l’affaire était réglée. Le pont, quant à lui, avançait aussi bien, sous la poigne de l’énergique colonel. Rien ici, que du banal. Et cependant, qui n’est  pas connecté à son réseau social préféré ? Qui ne réponds à ses semesseus devant l’étrange lucarne ? Rien d’exceptionnel donc. Une concentration parcellaire permettant de faire plusieurs  choses en même temps (les misogynes disent « penser comme une femme »). Nos élèves font cela constamment, à notre grand courroux (nous sommes si peu de chose, finallement !). En un mot, le monde moderne. Il convient donc de se demander quels atouts, quels pratiques, il faut privilégier pour préparer nos chérubins au monde de demain. Pas de futurologie ici, souvenons-nous que si Hal est devenu imbattable aux échecs, c’est bien son principal succès ! A l’heure des classements Pisa, des « classes inversées » , il nous est demandé impérativement d’innover. Injonction paradoxale s’il en est. La note de blog semble être un outil idéal. Écrire un texte dans un français correct, agrémenté d’une illustration libre de droits. Le tout comportant quelques liens pour permettre aux lecteurs de compléter leur lecture et pour le rédacteur de montrer qu’il a fait certaines recherches pour réaliser son travail. Autrefois, cela s’appelait un exposé et la technologie comprenait ciseaux et tube de colle. Aujourd’hui, c’est presque pareil. La seule différence, c’est qu’il faut se rendre dans une salle spéciale pour utiliser un matériel dont les annalistes mesurent tous les jours la baisse des ventes à l’échelle mondiale. Et de prévoir sa prochaine disparition, à tout le moins, son cantonnement dans quelques bureaux. Heureusement, dans chaque collège girondin, un catalogue propose d’équiper ou de ré-équiper son collège. Au fil des pages, serveur, tours ou netbooks « ultra-portables » sont proposés. Et oui, la Gironde fait partie des départements qui considèrent qu’une tablette est un matériel inutile, un gadget qui n’a pas sa place dans une salle de classe. Il est vrai que les décideurs, dans ce cas-là, sont très loin d’une salle de classe ! Mais inutile de s’affoler : nous avons toujours le droit d’avoir un manuel, un tableau et des craies. Non, pour les craies, c’est vrai, on est passé aux feutres.

Un wiki, sinon rien !

Rien n’est plus facile que de créer un wiki. En effet, des plates-formes proposent de créer et d’héberger votre production. A bien des égards, la construction d’un wiki est tout aussi simple que celle d’un blog. En effet, une adresse valide, un mot de passe suffisent. La plupart des hébergeurs vous permettent de restreindre la production des pages à des membres inscrits. De cette manière, il n’y a que les élèves que vous avez autorisé qui peuvent intervenir sur les pages.

Un wiki permet d’offrir des pages que les élèves pourront remplir et compléter. Cela peut être la finalité d’un travail de recherche : plutôt que de présenter un dossier écrit, on poste une page sur un wiki. A ce travail somme toute classique, peut s’ajouter une seconde phase, beaucoup plus collaborative. En effet, l’avantage d’un wiki est de permettre la modification – et l’amélioration – des pages. Les participants peuvent donc embellir et surtout corriger l’orthographe et la syntaxe.

Il existe de nombreuses solutions d’hébergement. Nous en retiendrons ici deux. La première est CaféWiki. Il s’agit d’un site entièrement en français qui propose une offre gratuite ainsi qu’une offre « premium ». WikiSpaces offre les mêmes services. Il possède un avantage primordial en offrant un wiki dépourvu de publicité au monde de l’éducation. Mais, revers de la médaille, il est en anglais. Cela est déconcertant, mais l’administration et la gestion étant fort simple, cela n’est pas rédhibitoire.

Yoolink, le social bookmarking à la française (si si !)

Yoolink est un site qui permet de partager ses marques-pages. Il n’est pas le premier (on est loin de Delicious), mais il est français – contrairement aux apparences.
Le principe est simple. Dès que l’on croise un site intéressant, un clic sur le « yoolink bouton » et une page d’enregistrement rapide apparaît. Après avoir renseigné le type de ressources et son intérêt, il suffit de rentrer quelques mots clefs (des « tags ») et le tour est joué. On peut continuer ses activités, un passage sur Yoolink permet de retrouver ses marques-pages. Mais il y a plus. L’aspect collaboratif consiste à partager ses découvertes, soit avec ses amis (des vrais !) soit avec des inconnus dont les centres d’intérêt sont voisins.

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parce que nos DYS sont parfois DYScrets, ou pleins de FANTAisie tous DYSfférents, parce qu'il faut se rendre DYSponible, souvent DYScuter et tout faire puissance DYS , parce que nos enfants sont tout simplement FANTAstiques !